Savoir évoluer financièrementC'est un problème bêtement financer : étudier le lourd dossier médical de patients dont l'histoire de la maladie est très complexe n'est plus rentable. Si certains hôpitaux comme Ville d'Espérance à Los Angeles continuent à faire payer à leurs patients 500 $ une consultation qui leur coûte 7 fois cette somme, d'autres ne peuvent plus financièrement tenir ce rythme. Le problème est réel et conduit même d'autres hôpitaux réputés à refuser tout simplement de donner un second avis à un patient voulant être éclairé sur ses chances et les autres possibilitées de traitement, en lui disant qui ne peuvent rien lui apporter de plus ou en leur donnant des rendez-vous « non prioriaires », où l'attente dure souvient un mois ou plus. La question se pose : que peut-on offrir à ces patients incurables, et pourquoi les voir en consultation au détriment peut être d'autres patients dont les cancers sont moins évolués et peuvent être encore soignés ? La réponse est pourtant toute simple : car ils sont humains. Car ils s'accrochent à la vie. Car ils désespèrent. Car un médecin, loin d'avoir une obligation de résultat, a une obligation éthique, dans laquelle figure le dialogue et l'accompagnement des patients. Peut être que l'oncologie ne peut plus rien pour ces patients, mais ce n'est pas une raison pour leur refuser des soins. Ils les « méritent » tout autant que d'autres malades. Il faut simplement savoir créer des consultation dans les centres d'oncologie dont les objectifs seront compatibles avec les attentes de ces patients et leurs possibilitées : la lutte contre la douleur et un traitement symptomatique. |