Guide de PCEM11. Le PCEM1, introduction C'est quoi ? Le PCEM1 est un concours classant où les candidats aux études médicales vont chercher leur place, au sens propre comme au figuré : une bonne place au concours permet de choisir la fillilale, dentaire ou médecine, et donc son avenir. C'est soi disant un système égalitaire ou tous peuvent prouver leur valeur, sans aucune discrimination, grâce à l'anonymat et un difficile concours basé sur le poids des connaissances, mais les systèmes anglo-saxons basés sur de multiples entrevues avec des médecins choisis au hazard a aussi ses partisans, car ils permettent à des candidats ayant la vocation mais pas des facilités d'apprentissage de trouver leur place. Quel est le meilleur système alors ? Il n'y en a pas. Tous ont leur vices : dans le système français, il suffit d'avoir de la mémoire, dans le système américain, de la tchatche et de la répartie, ou du « piston », des relations, d'après certains. Tous deux sont contestés, surtout par les anciens qui en France par example regrettent que l'on continue d'imposer un système si lourd et si inhumain aux nouveaux : de nombreux candidats, qu'ils réussissent ou pas restent très fortement marqués par les épreuves, allant jusqu'à développer des syndromes de stress post traumatiques, retrouvés plus habituellement chez les personnes violées ou prise en otage... Bienvenue en enfer. Comment réussir sa première année de médecine ? Il existe dans le commerce de nombreux ouvrages tentant de répondre à cette question, mais aucun n'est véritablement satisfaisant. Certains livres constituent un catalogue sans grand intérêt des enseignements dans chaque faculté, d'autres donnent des conseils pour la réorientation ou bien encore exposent en long et en large les études de médecine, mais aucun ne se limite vraiment à expliquer comment réussir, pour une bonne raison : il n'y a pas de solution miracle ! On m'a dit qu'il faut 2 ans pour réussir ! Pas forcément, tout dépend de la force que vous allez y mettre, de votre chance et de votre intelligence. Rien n'est garanti, et comme le prochain chapitre va vous expliquer, une préparation adéquate peut aider. Le nombre de primants (nom donné à ceux l'ayant eu au premier coup) est souvent compris entre 10 et 20%, mais on a vu de nombreuses pointes à 50% ! En cas d'échec, tout est encore possible, avec plus d'entraînement, avec une nouvelle méthode, et avec ses souvenirs, tout devient bien plus facile. Vous n'êtes certainement pas sans ignorer que le concours redoutable sanctionnant la première année, ne sélectionne qu'environ 13 % des candidats. Pour faire partie des heureux élus, il va vous falloir beaucoup de courage, de travail, mais aussi de chance. Faut il avoir un bac S pour rentrer en P1 ? Un Bac S ou C/D est un facteur de réussite supplémentaire, puisque vous avez donc des bases scientifiques, mais non indispensable. Traditionellement, les bons élèves vont en S en France, alors que dans d'autres pays les section commerciales ou littéraires sont plus réputées. La médecine n'est pas uniquement scientifique toutefois, et selon beaucoup de praticiens elle demande plus d'humanisme que de science ; de plus, l'apprentissage de la médecine est surtout un apprentissage « bête et méchant », comme dans les matières dites littéraires. La réflexion n'a que fort peu de place, et elle se résume souvent à une réflexion sur la condition humaine, sur les malades, la vie... apprise par coeur dans des cours de science humaine. Aucune place pour les idées personnelles ici, il faut recracher des « mots clef » ! La réflexion scientifique est le plus souvent très limitée, et triviale. Par example, on vous expliquera comment fonctionne la reformation osseuse, très compliquée, avec les ostéoblastes qui font la matrice et deviennent des ostéocytes et sont dans des cavités nommés ostéoplates, alors que les ostéoclastes détruisent l'os. La science s'arrête là, et jamais ne seront posées des questions plus compliquées que « Est-ce que les ostéoblastes deviennent des ostéoclastes ? » - c'est uniquement jouer avec des mots, avec des énoncées tendancieuses dans les QCM... Selon certains, et je partages tout à fait leur opinion, la PCEM1 ne sélectionne que des crétins avec un peu plus de mémoire que la moyenne. Le P1, c'est pire que le monastère ? Pas forcément. Tout dépend de vous. À côté des personnes décidées travaillant de toutes leurs forces pour réussir leur médecine à force du poignet, il y a ceux qui viennent en médecine pour 3 ans comme d'autres vont à Tahiti ou font la légion étrangère pour se changer les idées. Bien sur, on retrouve toute les gradations entre ces deux extrèmes : des travailleurs peu décidés, des oisifs intéressés par l'humanisme de la médecine, des travailleurs fêtards... c'est comme dans la vie, il y a de tout. Les amphithéatres de médecine sont réputés pour leur ambiance fêtarde et chahuteuse, ce qui tranche assez de la gravité des sujets enseignés : C'est peut être dans la nature de l'homme d'éluder sa propre vulnérabilité en se moquant de la mort et de la maladie, mais ça peut choquer, surtout pour ceux venant en médecine avec une motivation. Décompresser sera nécessaire vu tout ce que l'on va attendre de vous. Autant maximiser vos chances d'être reçu en préservant votre énergie mentale, gardez-vous par contre de toute distraction « trop forte », de nature à vous faire perdre plus de temps que vous détendre. Un agenda précis est nécessaire, planifiez, prévoyez, laissez certes de la place à l'imprévu, mais en prévoyant vous doserez vous même vos loisirs. Et l'amour dans le P1 ? Sans vouloir vous decevoir, les chances de trouver le grand amour en première année sont très faibles. Et les candidats potentiels souvent peu honnêtes... D'abord, vous allez manquer de temps pour tomber amoureux, ensuite, méfiez-vous des « intéressés » - comprenez par là qu'hélas, certains cherchent de l'argent ou de futurs médecins, sans se soucier de la personne derrière, et considèrent le PCEM1 comme un terrain de chasse. Si c'est déjà fait, est-ce que vous pouvez convaincre votre partenaire que cette année est importante pour vous, pour votre vie ? C'est une épreuve dure, et à vivre à deux. Dois-je souscrire à des cours privés ? Pas forcément, en fait d'un avis général ils ne donnent que de la méthode et de la régularité.
Presque tous les étudiants en médecine sont inscris dans un cours privé, car c'est un moyen d'avoir des annales et de pouvoir s'évaleur par rapport aux autres. Si vous savez déjà travailler seul, sans que quelqu'un ne vous tienne la main pour étudier, c'est inutile, surtout au prix de ces cours, qui ne feront que vous ralentir et vos imposer des contraintes qui, si elles s'avèrent bénéfiques pour la majorité, vous gêneront plus qu'autre chose. personnellement je vous les déconseille ; on peut bien sur vous les conseiller, insister sur tous les points positifs déjà évoqués, mais souvenez-vous que malgré leur prix exorbitant il n'y a aucune garantie de résultat, et que moralement, réussir sans cours est bien plus gratifiant. Je n'ai jamais pris aucun cours et j'ai pourtant passé le PCEM1. Si vous avez décidé d'en prendre ou si vos parents ont déjà décidé pour vous, demandez les statistiques des résultats, le nombre de primants et de doublants ainsi que l'effectif total : certaines écoles préparent très bien leur étudiants, présentent des chiffres honnêtes et assez d'étudiants pour que les chiffres soient significatifs, alors que d'autres un peu moins bien... 2. Travail et motivation Pourquoi faire médecine ? « Faire médecine » est un projet qui peut résolument engager vos dix (meilleures ?) années à venir et sans doute votre vie professionnelle entière. Il n'appartient certainement pas aux anciens de vous encourager ou de vous dissuader à faire ce choix qui est pleinement le vôtre. Néanmoins, pesez mûrement les raisons de ce choix et votre motivation, en balisant peut-être au passage quelques écueils. La profession de médecin présente certainement beaucoup d'attraits, fait souvent rêver, permet de trouver une certaine reconnaissance, le respect et un accomplissement dans le travail... mais ce ne sont que des conséquences, à ne pas confondre avec les motivations. Car il faut vouloir soigner des personnes malades, pour un salaire inférieur à bien des professions, des fois sans horaires, dans de mauvaises conditions, avec des risques pour sa propre santé... Supporter la misère, la souffrance et la maladie des patients au quotidien est dur, très dur, surtout lorsque ces patients sont des enfants. On se lasse très vite. Je me demandes même parfois ce qui me retiens dans ces études, comme d'après mes grossières statistiques 1/4 des étudiants de ma promotion. Après la première année, c'est facile ? Non. Cela dépend de votre faculté (le P2 Toulouse est par example assez calme) et de votre intelligence ; car après l'apprentissage bête et méchant du P1, qui a sélectionné selon des critères discutables, il faut faire preuve d'intelligence. Des fois même, dans quelques facultés, il n'y a pas de repos jusqu'au concours de l'internat ! Un seul avantage des autres années : la possibilité de travailler sans risque d'exclusion en cas d'échec, grâce à une 2e chance en septembre, qui dans le pire des cas conduit au redoublement, et à son rythme, en choisissant par example un travail régulier ou de coincer la bulle jusqu'aux examens et travailler brutalement Les portes d'entrées cachées de la médecine Il peut parfois être utile de « dépasser » le concours si l'on ne s'en sent pas capable : L'arrêté du 25 mars 1993 autorise l'accès en PCEM 2 aux titulaires des DE suivants : sage-femme, infirmier, ergothérapeute, masseur- kinésithérapeute, psychomotricien, pédicure-podologue, manipulateur d'électroradiologie médicale, technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique, orthophoniste, orthoptiste. Pour ce faire, les candidats doivent justifier de 2 ans minimum d'exercice professionnel après obtention de leur diplôme, être régulièrement inscrits l'année universitaire où ils subissent les épreuves et avoir obtenu la moyenne à l'ensemble des épreuves organisées en fin de PCEM1 pour figurer en rang utile sur la liste de classement. Les étudiants ayant bénéficié de 2 inscriptions en PCEM 1 sont autorisés à prendre une seule inscription dans le cadre de cet arrêté. Le nombre de places est limité à 3 % au maximum du nombre d'étudiants normalement admis. L'arrêté du 26 mars 1993 modifié permet à certains diplômés d'accéder en l'année du 2 cycle sans avoir validé le ler cycle. Pour ce faire, les candidats doivent être soit :
Préparation Faut-il préparer sa médecine l'été précédent le P1 ? Pourquoi faire ? L'année va être dure, vous n'avez certainement pas encore idée de ce qui vous attend, et les « préparations » que proposent certaines boites de cours privées ne sont vraiment pas convaincantes. Faut-il acheter les « fournitures scolaires » pendant l'été ou même dès le mois de juin ? Si l'université vous a communiqué une liste des ouvrages qui peuvent aider par matière, pourquoi pas, avec quelques limitations toutefois : n'oubliez pas qu'à la bibliothèque universitaire vous pourrez emprunter gratuitement tous ces livres, et qu'il vaut mieux avoir le livre du professeur (s'il publie, il se fera un plaisir de faire de la publicité pour son ouvrage, car il n'y a pas de petites économies) ou sa source d'inspiration, où le cours est parfois plus clair qu'après son « adaptation » par votre professeur. Si vous voulez trouver des cours d'anciens P1 bon marché par contre, passez votre chemin : il faut impérativement acheter des cours bien pris qui ont permis à celui ou à celle qui a étudié dessus de passer en P2, or les résultat ne sont pas encore publiés. Pour les livres, la question n'est pas quand les acheter, mais faut-il les acheter ? Que dois-je savoir pour arriver zen ? Au minimum ce que Zarathurstra disait, avoir de plus trouvé la voie selon Lao Tseu peut aider. Blague à part, mieux vaut se renseigner sur les cours, les amphithéatres, les modalités d'examen selon les matières, la liste des fournitures. Ces petits détails peuvent faire la différence au niveau de votre organisation. Idéalement, tenez chaque jour un agenda ou une liste de tâches à effectuer bien propre, en rayant tout ce que vous avez fait et en recopiant ce qui reste à faire le lendemain : on y trouve de la motivation et on réalise aussi l'ampleur du travail fourni, et ce qui reste à faire. L'ambiance est étrange ? On vous a prévenu, vous n'allez pas au paradis. Au milieu des étudiants professionnels, des doublants méchants, des je-m'en-foutistes, des faux oisifs, des militants de tous bords politiques, il faudra trouver vos marques. C'est pourquoi souvent chaque groupe reste replié sur lui même, avec un cercle très fermé d'amis « de confiance ». Voir aussi les techniques annexes sur le binôme. La faculté de médecine est aussi très différente de la faculté de sciences pour ceux qui l'auraient déjà fréquenté auparavant : la médecine c'est une ambiance un peu mafieuse, élitiste et refermée. Les « repas de facs » et autres clubs ouverts des facs de science sont remplacé ici par des soirées ou des pratiques plus individualistes comme des sorties de ski. C'est peut être à cause de la formation, qui requiert de dépasser les autres et non de collaborer avec eux. Pour les raisons de la forte prévalance de la consommation d'alcool et de drogues légales ou non, aucune explication n'est plausible. Qu'est ce qui va changer pour moi en faculté ? Tout. D'abord c'est à vous de travailler, à votre rythme. Personne n'est là pour vous motiver ou vérifier votre niveau pendant l'année, votre motivation sera votre seul guide. Au mieux, vous aurez un concours blanc pour évaluer votre niveau 1 fois par an, c'est là que des cours privés peuvent être utiles, car proposant des mini-concours fréquents avec classement et projection par rapport au reste de l'effectif de la P1 Attention aux estimations toutefois, certains sont très déçus lors des vrais résultats. Impossible de savoir où on en est, ou où en sont les autres, qui en profitent pour faire un écran de fumée sur leurs vrais activité : comme au poker, on peut avouer avoir révisé toute une matière en une journée alors que c'est quasi impossible, ou confesser une fin de semaine sabatique qui a pourtant été consacrée à faire des annales et des révisions approfondies. Ensuite, s'il y a moins de cours, il y a besoin de plus de temps pour les étudier, préparer les travaux pratiques... Pour illustrer simplement la situation, ce qui était répété peut être 4 ou 5 fois dans autant de cours différents au lycée, pour s'assurer que l'étudiant comprenne, tiendra dans un seul et même cours. Tant pis pour vous si vous n'avez pas compris, n'oubliez pas de « gratter » un maximum lors du cours pour relire vos (longues) notes ensuite. Questions, trucs et astuces La prise de notes Parlons justement du grattage : jusqu'à présent on ne cessait de vous répéter : « la prise de note doit être intelligente, il faut condenser, ne mettre que l'essentiel ». Oubliez tout ça. C'est peut être valable pour les années suivantes, mais pas pour l'immédiat. Il ne faut pas essayer de résumer, mais plutôt de recopier le plus fidèlement possible les informations brutes données voire les tournure de phrases. En effet, nombreuses sont les questions posées au concours qui portent sur des points de détails ou sur la formulation de la question, et si tout n'a pas été noté, ça n'a donc pas été appris, vous risquez de le payer très cher... Pour être certain de disposer d'un cours complet, prenez garde à bien suivre les conseils suivants :
Être plus fort en se préparant à l'examen Dès le début de l'année, renseignez vous sur le type d'épreuve pour chaque matière. Il est en effet capital de savoir à quoi s'attendre le jours du concours :
Exemple de méthode de révision Commencez par relire votre cours très attentivement pour être certain de ne pas sauter un paragraphe en entier - ça arrive très souvent ! À ce moment là, il est très important d'essayer d'anticiper les questions que l'on va vous poser : mettez à la place de l'examinateur et d'imaginer des questions. Dans une 2ème phases, refaites toutes les annales en votre possession. Cela devient rapidement fastidieux, mais c'est essentiel pour avoir en tête les réponses, dans la mesure où les questions ont tendance à retomber... Recopier au propre Certains d'entre vous avaient peut-être dans l'idée de réécrire leurs cours au propre chez eux ou de les taper à l'ordinateur ? C'est une très mauvaise idée : ça ne sert pas à grand chose et ça fait perdre beaucoup de temps, hors votre temps est précieux cette année. Croyez-moi sur parole : au bout de quelques semaines, on est complètement débordé et on réalise trop tard que tout réécrire au propre est le meilleur moyen de planter le concours. Consacrez plutôt votre temps à faire des fiches techniques, où sont résumés les mots clés voire chaque cours. Il y a plusieurs amphithéatres, lequel choisir ? Dans certaines facultés, l'amphi principal est trop petit pour tout le monde et d'autres amphis équipés de systèmes audio, voire vidéo pour les plus riches, diffusent les cours en direct. Où aller ? Ce n'est pas une vraie question, l'important n'est pas de voir la tête du professeur mais bien d'être compétitif pour les examens. Allez donc à l'amphi le moins bruyant pour mieux noter le cours, et sinon celui où vous vous sentez le mieux. Dans certaines facultés, comme à Toulouse Rangueil par example, les cours sont refait « en différé » par le même professeur ou un de ses assistants. Là il vaut mieux assister au cours du professeur faisant l'examen, et si vous le pouvez à l'horaire qui vous convient le mieux : un cours tard le soir gêne pour étudier, tombe en pleine période d'embouteillages... si le même cours est disponible à 10h du matin, n'hésitez pas - sauf si vous avez du mal à vous lever le matin ;-) Faut il acheter tout ce qu'on me propose ? Non. Tout le monde est là pour essayer de caser son produit. Les PCEM1 sont un excellent marché, solvable, nombreux et rapidement renouvellé. Demandez-vous toujours ce que votre achat peut vous rapporter pour le concours, vérifiez les avis d'autres étudiants dans ce guide des études, et agissez « selon votre âme et conscience ». Attendez un peu, comparez les prix (annales, cours) et faites jouer la concurrence. Beaucoup de ce bazard que l'on essaye de vous refouguer ne trouvera pas d'acquéreur de toute façon, la multitute d'annonces dont les numéros de téléphones n'ont même pas été détachés en sont témoins Faut il acheter les cours d'anciens ? Bonne idée. Vous allez avoir une base pour étudier, prendre les notes, et surtout pouvoir prêter attention à ce que dit le prof plutôt que de gratter bêtement. Si vous vous faites au système, vous pourrez même essayer de lire les cours avant qu'ils ne soient donnés, ce qui va vous faire gagner un temps fou en compréhension - lire le cours avant de l'entendre même sans rien apprendre aide à mieux le comprendre dans sa globalité, et à pêcher les fameux « mots clefs ». Attention, gardez-vous toutefois de vous en servir comme une excuse pour ne pas assister aux cours, où comme référence au cas ou la « nouvelle version » change. Il va falloir jouer de l'effaceur et du crayon pour raturer et annoter. En échange, la prise de cours et l'apprentissage seront bien plus supportables et agréables, surtout si vous avez eu l'occasion de lire le cours avant qu'il ne soit donné ... et si vous avez des cours bien écrits ! Comme expliqué plus haut, n'achetez que des cours qui ont conduit l'heureux propriétaire en P2, et ne prenez que des originaux - toute autre support est inutile, car incomplet, non fiable ou partiel. Il y a trop du chahut dans l'amphi C'est l'ambiance médecine. S'il y a un autre amphi, allez-y, sinon arrivez plus tout ou fonctionnez en groupe ou en binôme pour réserver vos places et vous mettre plus bas. Près du prof, il y a logiquement moins de chahut, et lorsque le micro tombe en panne et que le brillant orateur continue à capella (ça arrive, et provoque un peu plus de chahut d'ailleurs) vous êtes sur de ne jamais rien rater. Bien sur, si vous participez au chahut, si vous lancez des avions en papier qui décendent tout doucement du haut de l'amphi jusqu'à atteindre le crâne du professeur (fait rare abondamment salué par plus de chahut car le professeur de première année de médecine est généralement vif et agile, et sait éviter les projectiles - seule exception le 10 mouche qui entraîne énormément de chahut en provoquant le départ dudit professeur) ne chechez pas plus loin. Vérifiez aussi qu'il n'y ait pas un polycopié de référence pour l'épreuve, qui pourrait expliquer un chahut anormalement élevé lors de certains cours. Je ne comprends rien. Je suis débordé. Avez-vous réussi lors de vos études secondaires ? Êtes-vous génés par l'ambiance de la faculté ou par la difficulté des cours ? Souvenez-vous que c'est à vous de tout étudier, mettez-vous dans les meilleure conditions possibles pour cela en commençant par une prise de note exhaustive ou mieux, l'annotation d'un cours acheté à un ancien P1 ayant réussi le concours. Vérifiez vos méthodes de travail, notamment d'apprentissage, de prise de note et d'organisation. Avez-vous une liste de cours à étudier dans la journée ? Étudiez-vous régulièrement et faites vous des QCM ? Faut il participer aux reliquats du bizutage ? Il n'y a pas de bizutage en première année, tout au mieux de nombreuses soirées arrosées plus que de raisons. Elles risques de vous géner dans vos études, sauf si vous êtes en PCEM1 pour passer du bon temps. Rassurez-vous dans les années suivantes vous aurez tout le temps pour y assister. Le magnétophone Si vous devez en anatomie recopier les dessins et prendre des notes sur ce que le prof raconte en même temps vous allez avoir du mal. Et oui ! Lui fait les 2 en même temps ! Parfois il dessine même avec les 2 mains, vous allez avoir beaucoup de mal, surtout lorsqu'il doit accélérer car l'heure est bientôt terminée... Mais ne cédez pas à la temptation et n'enregistrez pas les cours sur un magnétophone, ce qui se fait parfois. On est très vite tenté de tout réécouter et de tout renoter, et une heure de cours vous prendra 2 heures à réécouter et recopier : vous allez donc perdre bêtement un temps fou, à tout renoter, ce qui souvent en plus ne donne rien car les amphis de médecine sont « légèrement bruyants », Le binôme ou le groupe Il est d'usage de s'associer entre primants dans un groupe informel pour réserver les places pour les cours, pour échanger les cours mal faits, les annales que certains ont pu se procurer. Bien sur, il existe aussi des équipes de doublants et des équipes mixtes, et faire partie d'une bonne équipe peut aider, par example lorsqu'il n'y a déjà plus de polycopiés en vente, lorsque les professeurs de travaux pratiques sont plus ou moins brillants, lorsqu'il y a la possibilité d'assister aux mêmes cours à différents horaires... Dans le cas précédent d'un cours d'anatomie assez pressé, dans un binôme ou mieux, un groupe ; un note les schémas, l'autre les cours, le troisième les légendes ou les remarques... La mémorisation Si suivez tous les conseils, vous devriez vous retrouver face à un cours tout à fait indigeste et bourré de détails...il va maintenant falloir le retenir ! Souvent les étudiants pensent qu'ils n'ont pas de mémoire, alors qu'en fait ils ne savent pas l'utiliser. Vous allez constater que si vous suivez la méthode qui suit, vous n'aurez aucune difficulté à mémoriser à vos cours. Il ne suffit pas de lire une fois son cours et de revenir dessus 6 mois plus tard en disant « je ne me souviens de rien ! » Cette année, il va vous falloir tout retenir et être capable de réciter les moindres détails pour le concours, presque 9 mois plus tard ! Pour ça, une seule solution, réactivation régulière. Chaque jour en rentrant de la fac, vous apprenez vos cours en suivant les conseils que vous trouverez plus loin. Tous les jours vous révisez les cours de la veille, tous les samedis les cours de la semaine, et tout les dimanches essayez de revoir rapidement d'anciens cours au hazard. Le mieux est encore de faire des tas, où les cours vont dès qu'ils ont été étudiés deux fois vont s'empiler, et d'étudier le dimanche des cours de cette pile au hazard. Si vous suivez cette méthode, vous allez constater que vous pourrez à tout moment ressortir le moindre petit détails de vos cours, sans aucun effort. Et c'est ça le secret de la mémorisation : la révision à intervalle régulier... Les cours intervenant tard dans l'année sont globalement moins révisés que ceux intervenant précocement, il est alors logique de modifier l'intervalle entre 2 révisions afin de compenser ce décalage. Si vous avez du mal à apprendre par cours séparés, cette méthode devrait vous aider, mais n'hésitez pas non plus à faire suivre les cours, 3 par maitères. N'étudier qu'une seule matière lasse vite. Vous pouvez bien entendu utiliser d'autres méthodes de travail, mais souvenez-vous de ceci : sans révisions régulières, vous n'avez aucune chance de réussir !!! Matières L'anatomie Toujours l'étudier régulièrement, et avec les dessins. Soit il vous sera demandé de les reproduire, soit il vous sera posé des questions d'organisations spatiales grandement facilitée par la connaissance des dessins. Étudiez bien l'anatomie, mais ne faites pas une fixation dessus : c'est la matière sur laquelle la plupart des étudiants comptent pour « faire la différence » aux points au total, or c'est une des moins discriminatives... Vous n'êtes donc là que pour avoir une bonne nomme comme tout le monde. Un livre d'anatomie peut être utile, les goûts différent selon les professeurs, considérez le Khale, très petit, qui tient dans la poche du pantalon pour réviser dans les transports en commun. La chimie organique et la biochimie Là, non seulement il faut connaître par coeur toutes les réactions, voies métaboliques, formules, mais plusieurs fois (en 2D pour les glucides, lipides et protides et en 3D pour les représentations des molécules chirales de chimie non organique), et avec intelligence. Il vous sera peut être demandé d'expliquer le mécanisme de la réaction (sustitution électrophile, réaction radicalaire) et de donner d'autres examples. Certains professeurs assez vicieux misent tout sur la mémorisation des formules des molécules, et vous demanderont de savoir tous les oses et polyoses courants, leurs voies métaboliques, les lipides avec leurs voies de synthèse, tous les acides aminés et leur interactions avec des substances utilisées pour le séquençage... Faire beaucoup d'annales peut aider, pour s'habiter au type de questions du concours. Si votre faculté autorise l'usage de la calculatrice, sachez vous en servir (quel miracle les calculatrices programmables !) sinon entraînez-vous au calcul mental ! Les sciences humaines C'est là que peut se faire la différence. C'est une des matières les plus discriminatives. Beaucoup la négligent car ils ne trouvent pas assez « médicale ». Pourtant, avec du recul, c'est la matière la plus importante. La science, tout le monde l'a, ou peut l'acquérir. L'esprit médical par contre est une tout autre chose. Prenez bien les cours, faites attention aux mots clefs (même si de rares professeurs ne les utilisent pas pour la correction de science humaine) et utilisez des couleurs, du surlignage, et des fiches de résumé. Surtout n'apprenez pas bêtement : on vous demandera au concours de réciter bêtement, mais il n'est pas possible d'apprendre bêtement ! Vous devez en permanence comprendre ce que vous lisez ; si ce n'est pas le cas, accordez-vous 5 minutes de pause... Sinon lorsque vous recracherez le tout à l'examen final, le contresens est risqué, ainsi qu'une perte de points massive dans le cas ou un correcteur lirait votre texte au lieu de compter les mots clef. Mémoire facile Déduisez. Reliez les faits entr'eux, pour les mémoriser plus facilement. Soyez malin, si vous devez retenir 2 formules que l'on peut déduire l'une de l'autre, n'en apprenez qu'une seule ! Essayez de trouver des trucs mnémotechniques : Durant ma première année je devais mémoriser les acides aminés à la fois glucoformateurs et cétogènes : lysine, isoleucine, tryptophanne, tyrosine et phénylalanine. Je n'ai pas trouvé de moyen mnémotechnique et ce ne fut donc pas facile. Si vous ne trouvez rien, tant pis, mais si vous le pouvez utilisez les trucs déjà fort répendus.
Réussite 13% de taux de réussite, c'est pas beaucoup
Conseils pour aborder les différents types d'épreuves Ils sont très souvent utilisés au concours et on comprend facilement pourquoi : ils sont corrigés par des machines, et non par les professeurs, qui peuvent donc se permettre de trouver plus de temps pour jouer sur les détails dans l'énoncée où poser des questions plus fines. Étudiezbien le type de cochage et préparez vos stratégie:
Il existe de nombreux types de questions rédactionnelles, classées en fonction de la longueur de la réponse attendue. Pour répondre à ces questions gardez en tête les conseils suivants : Appliquez vous pour l'écriture et la présentation : quand il faut corriger des centaines copies, les plus sales ou illisibles ne retiendront pas très longtemps le correcteur. Allez à l'essentiel et utilisez de nombreux mots clés, au besoins dans une couleur différente ou soulignés. Souvent la notation se fait par un barème de mots clés, faites donc ce que l'on attend de vous. Utilisez des mots de liaisons (donc, enfin, car, mais...). La puissance et la clarté d'une argumentation sont toujours liées à son apparence logique : plus votre réponse paraît logique, plus elle à de chance de séduire votre correcteur ! Les annales Dès le début de l'année, il vous faut récupérer ou acheter les annales des années précédentes et vous entraîner régulièrement. N'exhumez pas des annales vieilles de plus de 10 ans, la science évolue, les cours et les professeurs aussi. Si le professeur a changé il y a deux ans, inutile aussi de prendre des annales de 3 ans. Seule la pratique régulière des annales permet de s'en sortir au concours. En effet, il n'y a souvent que peu de rapports entre le contenu du cours et les questions posées au concours, il est donc important de voir à quoi ressemblent ces questions. De plus, pour les QCM, les même questions retombent très souvent. Le fait de disposer de 5 ans d'annales permet de se préparer à la plupart des questions et le jour du concours venu, vous aurez le bonheur de constater que vous connaissez déjà la moitié des questions et surtout les réponses ! N'achetez donc pas d'annales non corrigés ou mal corrigées, et ne vous referrez en cas de doute qu'au cours du professeur. Si vous ne savez pas où trouver des annales, adressez-vous à votre corpo, là où vous achetez les polycopiés, ou à votre cours privé. Si vous n'avez pas souscrit de cours priés et si la corpo n'a rien, demandez à un doublant. Révision L'idéal est de tout réviser au moins 2 fois. Vous avez environ 2 semaines de totalement libre avant le concours, si vous n'avez pas encore tout révisé, utilisez la première semaine pour réviser une première fois toutes les matières, et recommencez la deuxième semaine. Le stress aidant, on fait des miracles ;-) Le dernier jour ne doit pas être consacré à une révision intensive, mais plutôt à une préparation physique et morale pour l'examen. Comme beaucoup affirment, le moral fait 70% de la performance ! Bon, en médecine c'est peut être un peu moins vu le poids des connaissances à savoir, mais ce n'est quand même pas à négliger. Entre les épreuves En général, il y a une demi journée à une journée de libre entre chaque épreuve. Souvent on commence par se reposer en se disant qu'on l'a bien mérité et qu'il reste bien assez de temps pour réviser l'épreuve suivante avant de se rendre compte qu'il ne reste plus assez de temps ! Certains vous diront que l'on n'apprend rien à étudier la veille de l'examen. C'est tout à fait vrai, et ce n'est d'ailleurs pas le but. Toute l'année on a appris des tas de connaissances, la veille de l'examen on ne peut pas espérer ingurgiter cette énorme masse de savoir, mais plutôt réactiver sa mémoire, rafraîchir certains passages complexes du cour, ou dur à se souvenir. Il ne faut pas consacrer la veille à stresser et à tout vouloir étudier, sous peine de nuit blanche - ce qui est peut être bon pour les années suivantes n'est pas adapté au P1. Mieux vaut survoler une matière, revoir les détails, les enseignements dirigés et travaux pratiques (c'est fou le nombre de sujets déjà traités dans l'année en TP/ED qui tombent à l'examen !) Faut il craindre le bizutage ? Si vous en arrivez à cette question, c'est que vous avez réussi. Réjouissez-vous plutôt de votre performance, et accordez-vous un été sabbatique amplement mérité. À la rentrée, rien de bien dur vous attend - vous êtes d'ailleurs libre de participer ou non au « bizutage », qui est plutôt une sorte de rite d'intégration qu'une humiliation comme c'était encore le cas il y a quelques années. Ces pratiques sont maintenant interdites, et vous devrez souvent signer un formulaire de « consentement éclairé » aux activités d'intégration. Quelle est l'ambiance des premiers jours ? En première comme en deuxième année, elle est très festive, avec de nombreuses soirées organisées, des essais « d'intimidation » par les anciens... Rassurez-vous, ça ne dure que quelques jours en général, avant de reprendre lors du carnaval et de la fête du beaujolais nouveau. N'oubliez-pas d'aller en cours et de noter les cours ! Les prochaines années ce sera facultatif grâce à la ronéo (système de cours partagés) donc la première année, il faut gratter ! |