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La perte inéluctable des libertés sur internet

Écrit par ToTor le Tuesday 25 July @ 22:10:08 - version imprimable

AccidentIl est courant de parler de liberté et d'anonymat sur internet, même si certains s'emploient de leur mieux à lutter contre cela.

Je veux par exemple parler du gouvernement français, qui non seulement veut obliger les webmestres à envoyer une déclaration à la préfecture et au Comité Supérieur de l'Audiovisuel, mais aussi de mentionner sur le site l'identité des auteurs, etc.

Pour vous amuser un peu dans ce sujet grave, je vous apprends que vous visitez un site totalement illégal : nulle mention de mon nom (il faut se prendre par la main et cliquer sur « À propos » ou « Auteurs »), nulle déclaration aux autorités françaises...

Bon, il est vrai que le site est aux États-Unis, moi aussi, ce qui arrange pas mal les choses :-)

Suite en cliquant sur « Donner votre avis »)

Je m'interroge toutefois sur la propagation des lois liberticides, s'intéressant surtout à internet.

Je veux par exemple prendre le cas de yahoo.com, condamné par un tribunal français à supprimer des enchères aux États-Unis d'objets interdits en France !

Quelle est l'autorité de la loi française sur une société américaine, effectuant son commerce aux États-Unis, en respect des lois locales ?

Pourquoi pas aussi un procès des Talibans contre des sites internet français où s'afficheraient des femmes non voilées ?

Comme il est interdit de publier certaines informations dans certains pays, et que ces informations sont potentiellement accessibles sur les sites d'entreprises étrangères, il faut interdire la diffusion de ces informations sur tous les sites du monde.

L'absurdité de cette position qui revient à aligner la liberté d'expression sur le moins-disant (pourquoi pas la Chine ou l'Iran) ne semble pas trop toucher le juge français à l'origine du jugement

On oublie un peu trop souvent l'analogie qui est souvent faite pour décrire internet aux débutants : une grande bibliothèque.

Si on suit la logique de la LICRA, en procès contre Yahoo!, il faut absolument brûler tous les exemplaires de "mein Kampf" existant en France... mais aussi dans tous les pays du monde, accessibles sur internet ?

Illusoire et un peu idiot vous en conviendrez, mais l'idée est là.

On ne peut s'attaquer vraiment à internet qu'en utilisant une image falsifiée de « lieu de perversion et de pirates, repère de nazis et de pédophiles ».

C'est nouveau, c'est libre, ça fait peur... et comme d'habitude, l'UEJF se trompe de cible ; ils sont coutumiers de ce genre de procès ridicules.

Rappel: ils ont perdu contre Multimania, heureusement, car Multimania avait fait TOUT SON POSSIBLE pour empêcher la publication de propagande nazie sur son site.

Ils ont réagi à chaque fois dans les heures qui suivaient... difficile de faire mieux mais l'UEJF flairait les $$$$ des dommages et intérêts, probablement.

Yahoo! a présenté au Juge des mesures permettant de filtrer les accès mais ayant toutes un point commun, leur inefficacité. Celui-ci a refusé, doit délibérer le 11 août, et les associations, ne perdant pas le nord, exigent 200 000 F par jour d'astreinte. Argent quand tu me tiens...

Plus vieux : leur procès contre l'hébergeur de Costes, ALTERN.ORG : Costes, artiste, avait publié sur altern.org un texte anti-raciste au second degré. Mais les incapables de l'UEJF lui ont fait un procès !

Comment mieux illustrer leur stupidité ? Le juge a reconnu l'erreur, et a rejeté leur plainte débile.

En attendant, à cause de leur action, entre autres, ALTERN.ORG a dû fermer. Les censeurs ont eu raison de cet espace de liberté.

Ces messieurs ont-ils conscience qu'oublier le nazisme est probablement plus dangereux que l'afficher ?

J'en choquerai pas mal, mais je l'affirme sans honte : je suis pour une liberté totale d'expression, comme un certains Voltaire qui se disait prêt à se faire tuer pour que l'on puisse continuer à dire des propos auxquels il n'adhérait pas.

Le problème actuellement, c'est que l'on est loin du siècle des lumières, et que l'on va bientôt se retrouver dans une société de censures et interdits si l'on ne met pas de holà.

Pour Yahoo!, le tribunal avait estimé qu'en permettant " la visualisation en France du site, Yahoo! commet une faute sur le territoire français".

iMedecin, situé aux États Unis, est aussi totalement illégal, non déclaré aux autorités françaises et diffusant des informations médicales hautement réglementées en France.

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi sur les sites français de médecins il vous fallait prouver votre identité ? Au cas où vous soyez un patient essayant, ah quel traître, de se faire passer pour un docteur !!

Ne vous demandez pas pourquoi j'ai mis le site aux États Unis, loin de la censure française à laquelle une université avait déjà voulue s'essayer, ni pourquoi je hisse le pavillon américain dès la première page...

Les associations ont demandé à Yahoo! France, de « publier un avertissement clair et net aux internautes précisant qu'ils encourent des sanctions à naviguer sur ce service, qu'ils doivent donc se déconnecter immédiatement ».

Les pauvres étudiants du LICRA doivent vraiment s'ennuyer, ils ne savent plus quoi inventer pour se faire remarquer... ça devient comique. Ils devraient monter une pièce de théâtre ou un site internet, ça les occuperait un peu, et surtout soulagerait la justice française, ayant déjà beaucoup de travail avec de vrais affaires.

Enfin, soyons compliants : internautes français, gare à vous !! En visitant iMedecin, vous encourez des sanctions, et devez vous déconnecter immédiatement !! Big Brother veille !!

Avant de vous déconnecter, lisez toutefois la suite...

Visitez pour vous amuser ce cabinet d'avocat.

Sans rire, il affirme à la rubrique « Teleright » (sic l'anglophonisme) : « Tout lien avec ce site doit faire l'objet d'un contrat préalable. ». Zut iMedecin est encore plus illégal. Faudra-t-il demander la peine capitale ?

C'est d'autant plus dommage que le site des avocats est intéressant et bien fait, et que de nombreux internautes pourraient y trouver des informations sur les stupides lois françaises.

Là encore, comme avec la plupart des opposants avec la liberté de l'information et une liberté d'expression totale, à l'américaine, je soupçonne un attrait un peu trop grand pour l'argent.

Liberté d'expression et argent ne font pas bon ménage, surtout s'il est question de dire du mal.

Internet donne accès à tout et donc à n'importe quoi. Vous êtes prévenu en signant le contrat de votre fournisseur d'accès. Il faut en accepter les conséquences, notamment que l'on ne soit pas le seul pays au monde.

Au pire, Internet reste limité à la diffusion d'idées et de données. Pour ce qui est concret, il existe les douanes pour contrôler les échanges entre pays.

C'est aux familles d'instruire leurs enfants, et à l'école d'apprendre l'Histoire. Ce n'est pas en transformant internet en un gigantesque espace de censure et de fliquage que l'on fera avancer le problème.

L'Allemagne nous offre le bon exemple : elle renonce à agir contre les sites illégaux situés hors du territoire allemand, laissant cela à la justice étrangère.

Sage décision dont nos hommes politiques et nos juges français pourraient s'inspirer ! Mais non, il préfèrent essayer de contrôler un espace de liberté.

Je vous recommande tout particulièrement la lecture de cet article sur le contrôle d'internet et les intérêts en jeu ; il est dommage qu'il y manque les intérêts commerciaux.

Par exemple, actuellement, tout citoyen français a accès à toute l'information internationale, non censurée et surtout non censurable dans tous les pays en même temps. À lui de faire le choix et le tri !

Il a aussi accès sur toutes les boutiques numériques à des livres et des disques payés en dollars qui, même avec la TVA, éventuellement la douane, et les frais de port, restent bien moins chers que ceux disponibles localement !

Le meilleur exemple est pour les DVD où, en achetant un lecteur et des films en Amérique du nord, on peut regarder les dernières nouveautés cinématographiques chez soi, pour une centaine de francs, en français (merci aux consommateurs québécois !) ... avant même qu'ils ne sortent sur les écrans en France !

Riez un peu en lisant cet article d'Article 11, site français pour la liberté d'expression :

La lutte est loin d'être gagnée, et beaucoup de personnes veulent en France museler internet, apportant une vraie liberté d'expression et de commerce, et étant de fait l'ennemi des gouvernements et des marchands.

Nos glorieux ancêtres qui n'étaient pas des « ultra-libertaires » ont considéré la liberté d'expression si précieuse qu'ils l'ont inscrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. S'ils ont pensé cela, alors réjouissons-nous de cette liberté, au lieu de la craindre, comme voudraient nous voir agir les gouvernements.

Ne sacrifions pas notre bien le plus cher pour quelques dérapages !

Le danger existe, et les passeports numériques commencent à apparaître, comme le rappelle Libération : « Les états seraient tentés de s'engager dans un grand jeu de réciprocité : "Tu fais respecter mes lois, je fais respecter les tiennes". »

Lorsque la liberté d'accès à internet, de lecture du contenu et de commerce sera entièrement filtrée ainsi, qu'est-ce qui vaudra le plus cher, un passeport numérique américain, offrant la liberté d'expression et de commerce, ou un passeport numérique français, limitant le plus possible tous les droits, y compris la vie privée par la régulation de la cryptographie ?

Pour reprendre la conclusion de Libération : « Le risque existe de voir internet se transformer lentement en juxtaposition de «minitels nationaux en couleurs», selon un proche de la ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Tasca. Un réseau hérissé de barrières, où le moindre clic exige de sortir ses papiers. Où les habitants de l'Alabama ne peuvent accéder aux sites gays parlant de sodomie, ni les Tunisiens aux journaux occidentaux. Avec l'avènement de cet internet new look, les Français ne risqueront pas de voir des insignes nazis »


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