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L' assistance médicale et les Hôpitaux à Rouen entre 1914 et 1918

Contribué par Anonyme le Friday 08 June @ 13:40:24 - version imprimable

3e âge

À la veille de 1914, les Hôpitaux de Rouen sont structurés autour du Système Rouennais d'Assistance Publique, organisation mise en place en 1886 qui s'appuie sur la prééminence des secours à domicile et sur la coordination entre la politique sociale des Hôpitaux et celle du Bureau de Bienfaisance dans un double but de progrès social et d'économie.

Lorsque la guerre éclate, la ville de Rouen ne subit pas de bouleversements majeurs mais profite au contraire du conflit. Face à une cité somnolente, la guerre va en effet réveiller les énergies locales et ranimer des organismes périclitant.




Concernant la population, elle a surtout à supporter les mesures d'exception (états de siège, déplacements et communications pratiquement impossibles, rassemblements interdits, censures ...) et quelquefois la proximité du Front rappelle brutalement aux rouennais que la guerre n'est pas loin.

Au niveau hospitalier, l'époque est caractérisée par un essor sans précédent de créations de lieux de secours à travers la ville et par une désorganisation complète de l'assistance hospitalière en place avant le conflit.
Bien que l' Hôtel-Dieu et l'Hôpital complémentaire n°6 soient réservés en grande partie au service de l'Armée, le nombre de lits disponibles n'est pas encore suffisant et il apparaît donc nécessaire de trouver d'autres installations sanitaires pour les militaires. En premier lieu, on hospitalise des militaires dans des salles réservés habituellement aux civils, voire dans des services entiers, à l'Hospice Général et à l'Hôtel-Dieu. Toutefois, si une plus grande quantité de militaires peuvent être reçus à l' hôpital, ce sont désormais les civils qui n'ont plus de lits. Des services de fortune sont organisés à l'Hospice Général dans les réfectoires des femmes septuagénaires, dans celui des incurables et dans différents services spécialisés (dermatologie, gynécologie, ...). Toujours insuffisante, l'organisation hospitalière rouennaise va bénéficier d'une aide municipale qui met à la disposition des civils, blessés ou réfugiés des bâtiments publics tels des locaux scolaires (le Petit-Séminaire, le lycée de Jeunes-Filles, Join-Lambert, ...). On réquisitionne les hôtels, on envahit les cliniques privées, quelques lits seront même installés dans des résidences de particuliers. Cet effort de création de centres de soins est orchestré par l'Armée, la municipalité, mais aussi par des initiatives privées presque toujours féminines (les " Dames Françaises " et les " Femmes de France " par exemple). Celles-ci ont pour but de soulager les maux physiques et moraux des soldats et victimes de guerre. L'une de ces structures, l'Union des Femmes de France, crée ainsi deux hôpitaux auxiliaires (les n°101 et 103), organisés dans les locaux de l'Ecole d'Instituteurs. La Société de Secours aux Blessés Militaires organise quant à elle trois hôpitaux : le n°1 dans le pensionnat Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, le n°6 à Join-Lambert et le n°10 à l'Institution Saint-Romain. L'assemblée des Dames Françaises fait de même avec les hôpitaux n°211, 213 et 214 organisés dans la clinique des docteurs Dérocque et Martin et à l'Hôpital Forbras.
D'autres établissements moins importants voient aussi le jour sur l'initiative de particuliers tel l'Hôpital international n°38 bis situé à L'Elysée Rouennais. La ville de Rouen semble ainsi mieux outillée pour faire face aux hospitalisations massives issues du conflit.

Mais l'arrivée de ces soldats, prisonniers allemands ou réfugiés, n'engendre pas seulement le problème de leur affectation hospitalière. Bien plus que cela, c'est un véritable bouleversement que supporte le service sanitaire rouennais durant ces temps de guerre.
Les soins sont administrés alors en priorité aux blessés militaires, le pays ayant grand besoin de ses soldats. Par la force des choses, les malades bénéficient moins des secours hospitaliers. De même, si les locaux viennent à manquer, le problème est identique en ce qui concerne les médecins. Beaucoup d'entre eux ont déjà été appelés à servir leur pays sur le Front tels les docteurs Derocque et Martin. La plupart reste tout de même à Rouen et seront bientôt aidés par des étudiants ou médecins réfugiés des régions envahies du Nord et de la Belgique. Le matériel médical, lui aussi, vient à manquer ; malgré les efforts de l'administration, les transports ne garantissent plus l'acheminement de l'équipement nécessaire. Mais surtout, la guerre met à nu les défauts de l'assistance rouennaise, la désorganisation de ses service servant de révélateur. Selon le docteur Cerné, la Première Guerre Mondiale " fit apparaître sous une lumière plus crue l'état plus que lamentable de notre organisation hospitalière, où ne sont pas seulement en cause les locaux, les uns vétustes, les autres mal adaptés à leur destination, mais tout le fonctionnement intérieur ". Même la dispense de l'enseignement médico-chirurgical se trouve alors perturbé. En 1916, l'Ecole d'Infirmière n'a reçu que cinq demandes d'entrée et si l'on en croit les registres de délibérations des hôpitaux, sans être totalement illettrées, les postulantes paraissent à peine aptes à subir l'examen d'admission prévu par le règlement.
Par les désordres dont elle fut à l'origine, la guerre aura donc été aussi le temps du constat de la médiocrité de la situation sanitaire de la ville de Rouen en particulier.

Toutefois, si la guerre a profondément marqué la vie hospitalière rouennaise, elle a eu aussi d'autres incidences favorables au développement des principes hygiénistes : mesures accrues en faveur de la salubrité publique, progrès médicaux et essentiellement chirurgicaux très importants et enfin, le caractère unique de la situation sanitaire de l'époque a contraint le gouvernement à prendre des décisions d'urgence qui perdureront après la guerre, telles les lois concernant les tuberculeux ou la réfection des bâtiments hospitaliers.

Arnaud Lecroq

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